Canadian Architect

Feature

Michal and Renata Hornstein Pavilion for Peace

Governor General's Medal for Architecture: Atelier TAG with Jodoin Lamarre Pratte architectes

May 25, 2018
by Canadian Architect

The Montreal Museum of Fine Arts (MMFA) is composed of five pavilions: the Hornstein Pavilion (1910); the Stewart Pavilion (1976); the Desmarais Pavilion (1991); the Bourgie Pavilion (2011), and the new Pavilion for Peace (2016). The new building is located on Bishop Street to the south of the Desmarais Pavilion, designed by Moshe Safdie. The two buildings are linked by an aerial passageway spanning an alley. Whereas Sherbrooke Street has grown over the years to include larger-scale towers, Bishop Street has retained the 19th-century scale of Victorian houses. The project was conceived to address both of these scales simultaneously. The dynamic rotation of the bipartite composition allows a subtle integration of the Victorian scale. The rotation is geo-specific: the lower body turns and greets the visitor while the upper body opens toward the museum campus and Mount Royal further in the distance.

Pavilion for Peace, Atelier TAG, Montreal

Photo by Marc Cramer

The MMFA campus is an assemblage of distinct architectural styles. Each pavilion evokes its era and provides a commentary on the particular role that the institution has played in society over time. This idea is foremost anchored in the unique circulation strategy of each pavilion. The Beaux-Arts museum of 1910, designed by architects Edward and William S. Maxwell, is structured around an introverted central grand stair that contributes little to the act of exhibition viewing. It is “as though the ceremony of the visit was of equal importance to the contemplation of the artworks themselves” whereas the Pavilion for Peace redefines the institution’s relationship with the city, offering a renewed museum experience.

Expanding upon the Bourdieusian theory of democratization of culture introduced by Safdie in his 1991 building, the Pavilion for Peace furthers the ideology of universal access to culture and continues to develop its social role and its communicative dimension. The proposed concept is structured around the event stair, addressing the expanded role of the 21st-century museum. This socio-spatial apparatus links the experience of the museum to the city and offers a multitude of spatial relationships. The in-between space, suspended in the city, animates the Bishop Street façade, providing visitors a momentary interlude from the contemplative experience of the galleries, and allowing them to reconnect with the city and the community beyond the walls of the MMFA. This interior urban promenade, fluid and filled with light, offers spectacular views of the mountain and the river.

Pavilion for Peace, Atelier TAG, Montreal

Photo by Oliver Blouin.

Through its event stair, the architecture of the pavilion positions the visitors, rather than the artifacts, at the centre of the museum experience and activates bold, innovative programs associated with education and art-therapy. Its carefully choreographed architectural space facilitates social cohesion by encouraging impromptu public dialogue on art and a shared cultural experience.

The intimate scale of the Pavilion for Peace allows the MMFA to build upon this process of cultural democratization and to realize a museum that operates not as a sanctuary but as an accessible and engaged cultural agora.

Jury: The Pavilion for Peace beautifully and effectively fulfills its purpose of providing visitors with galleries, an all-in-one stairway, corridor, and linear public living room that winds its way up to the building. It works on both sides of its walls, providing a generous zone for gallery-goers within, while visually projecting its energy and activity to the city outside. The building is a sensitive insertion into the urban fabric, with a jogged façade that addresses the scale of the adjacent historic houses. The cool, abstract glass-and-aluminum palette of the exterior is balanced with the warm, natural wood of the interior. Its generosity of space and its strategic spatial zoning facilitates both efficient visitor movement and optional socialization. Visible from a block away and transforming into an illuminated lantern at night, the pavilion offers a transparent and welcoming transition from the gallery to the city.


Pavillon pour la Paix Michal et Renata Hornstein du Musée des Beaux-arts de Montréal

Le campus culturel du Musée des Beaux-Arts de Montréal est un assemblage de bâtiments distincts qui présentent, d’un point vue architectural et programmatique, une certaine autonomie. Chaque extension du Musée évoque son époque et offre un commentaire sur le rôle que joue cette institution dans la société. Cette idée, exprimée à travers leurs factures architecturales, se révèle aussi comme étant profondément ancrée dans leurs concepts de circulation respectifs.

Pavilion for Peace, Atelier TAG, Montreal

Photo by Pawel Karwowski.

Ainsi, lors du tout premier concours en 1910, au moment où les musées demeurent des institutions fréquentées essentiellement par l’élite Montréalaise, les frères Maxwell proposent un musée de style Beaux-Arts organisé autour d’un escalier d’honneur central « dénué de toute utilité pour les expositions […] comme si la cérémonie de la visite égalait en importance la contemplation des œuvres elles-mêmes. » Depuis la rue, le pavillon Maxwell demeure, comme il se voulait, hermétique.

En 1991, Moshe Safdie traduit l’idée d’un nouvel accès démocratisé et propose un musée post-moderne s’appuyant sur une approche typo-morphologique déclinant le patrimoine bâti immédiat. La ville pénètre le musée et participe à la vie du grand hall; elle occupe alors le centre tandis que l’escalier-rampe la borde et connecte visuellement et physiquement les différents niveaux.

Aujourd’hui, toujours impulsé par la critique « bourdieusienne » des années soixante, le musée poursuit cette idéologie d’accès à la culture légitime pour tous et développe son rôle social et sa dimension communicationnelle. À ce titre, nous proposons « le musée dans la ville ».

Ce concept spatial du « musée dans la ville » façonne la rencontre avec l’œuvre d’art et ses environs en offrant, à dessein, une expérience à la fois plus intime et participative à travers la conception d’espaces inter-galeries qui proposent aux visiteurs une expérience culturelle partagée. L’architecture du Pavillon pour la paix côtoie ainsi les expositions et les programmes éducatifs et publics en tant que partie intégrante du programme muséal.

Pavilion for Peace, Atelier TAG, Montreal

Pavilion for Peace.

À l’ère de la post-neutralité scénographique des salles d’exposition se dégage, pour l’architecture du musée, une possibilité d’affecter la relation qu’entretien le public avec l’œuvre d’art. Au-delà de sa fonction d’écrin pour les collections, l’espace muséal participe à la médiation des œuvres pour les rendre plus accessible au grand public. Cette approche témoigne de l’intérêt porté à des formes d’expositions ou de musées qui ne sont plus seulement centrées sur les objets ou les savoirs, mais sur les visiteurs. De plus, l’échelle intime du nouveau pavillon permet d’élaborer ce processus de démocratisation culturelle et de réaliser un musée non pas comme sanctuaire, mais bel et bien en tant qu’agora de la culture accessible et engagée. Dédié au volet éducatif, il offre une opportunité de poursuivre le travail d’enracinement communautaire et identitaire amorcé au pavillon Bourgie d’art Québécois et Canadien.

Dans cette optique, le concept proposé se traduit par la mise en place d’un dispositif socio-spatial, l’escalier-événement, qui se déploie en promenade architecturale informelle. Cet entre-deux, suspendu dans la ville, anime la façade de la rue Bishop et offre aux visiteurs une pause momentanée de l’expérience contemplative des galeries, leur permettant ainsi de renouer avec le contexte de la ville et de la communauté au-delà des murs du MBAM. Cet espace vertical relie l’expérience muséale à la ville et offre une grande variété de relations spatiales qui s’inspirent de l’idée de la rue et transfèrent cette expérience au musée.


CREDITS: Client montreal museum of fine arts | Architect Team Atelier tag—Manon Asselin, katsuhiro yamazaki, Pawel Karwowski, Mathieu Lemieux-Blanchard, Benjamin Rankin, Éole Sylvain et Cédric Langevin; Jodoin Lamarre Pratte—Nicolas Ranger, Olivier Millien, Guylaine Beaudoin, Serge Breton, Michel Bourassa, Israel Ludena Cermeno, Christine Trudeau-Guertin | Structural NCK—jacques chartrand and guillaume leroux | Mechanical/Electrical Smi énerpro—pierre lévesque and fabien choisez | exhibition design MMFA Staff, Architem, PRAA | lighting consultant cS design—conor sampson | acoustic consultant jean-pierre legault | Contractor pomerleau | Area 4,363 m2 | Budget $23.7 M | Completion November 2016 | Pavilion for Peace