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Feature

RAIC Journal: Interview with Li Xiaodong

An interview with Li Xiaodong, winner of the 2014 Moriyama RAIC International Prize.

March 29, 2016
by Maria Cook

RAIC 004

Two views of the Liyuan Library, located in a village on the outskirts of Beijing. Deux aperçus de la bibliothèque Liyuan, située dans un village en périphérie de Beijing.

Two views of the Liyuan Library, located in a village on the outskirts of Beijing.
Deux aperçus de la bibliothèque Liyuan, située dans un village en périphérie de Beijing.

Li Xiaodong is a Beijing-based architect, university professor and researcher. In 2014, he won the inaugural Moriyama RAIC International Prize for the Liyuan Library, located in a village on the outskirts of Beijing. He spoke to the RAIC’s Maria Cook when he was in Montreal to deliver the RAIC International Prize Illumination Lecture last fall.

How has Liyuan Library transformed Jiaojiehe village?

Jiaojiehe was very isolated. The library suddenly opened up a window for the people living there. It’s also opened up a window for the city people, who can see a different context—that people can live harmoniously with nature. Every weekend, Jiaojiehe now receives 200 to 300 visitors.

The Moriyama RAIC International Prize is given to a work of architecture that is judged to express the values of justice, respect, equality and inclusiveness. How can the prize encourage such work?

The Moriyama Prize is one of the few major international prizes that sends jury members to visit the finalist buildings. The value of the prize is very high in that sense. Nowadays, we communicate by email, by Facebook, by Twitter—140 characters to transmit our ideas. Ideas are skin deep. To overcome this problem, we need to put away the flashy forms and shapes, and to go deeper. This is exactly the position from which the Moriyama Prize can encourage more meaningful ideas.

What are your observations on the massive urbanization and construction programs underway in China?

In the last 30 years, urbanization has been so rapid. We didn’t have time to waste to reflect on what pattern we should adopt. I think it’s now the time for us to look at the mistakes we have been making. We need to adjust how we proceed with our urbanization process in the next 20 years—because we are planning to bring another 400 million from the countryside to the cities.

What are your thoughts on international and imported versus local architecture?

Modern architecture is an invention of the West. China is a late-comer. Over the last 30 years, we learned, copied and tried to capture the essential meaning of modern architecture. But what about our culture? Our traditions? Our regional differences? To be reflective is very important. That’s what I’m trying to do now: to identify a more genuine contemporary Chinese architecture instead of superimposing ideas from the West onto China.

Li Xiaodong est un architecte de Beijing, un professeur et un chercheur. En 2014, il a remporté le Prix international Moriyama IRAC, alors décerné pour une première fois, pour la bibliothèque Liyuan, située dans un village en périphérie de Beijing. Il s’est entretenu avec Maria Cook, lors de son passage à Montréal pour prononcer la conférence publique Illumination du Prix international Moriyama IRAC.

Comment la bibliothèque de Liyuan a-t-elle transformé le village de Jiaojiehe?

Jiaojiehe était un village très isolé. La bi-bliothèque a soudainement créé des possibilités pour ses résidents. Elle a également ouvert les horizons des citadins qui peuvent observer un contexte de vie très différent du leur et constater que les gens peuvent vivre en harmonie avec la nature. Le village accueille maintenant de 200 à 300 visiteurs chaque fin de semaine.

Le Prix international Moriyama IRAC récompense une œuvre d’architecture appréciée pour son expression des valeurs de justice, de respect, d’égalité et d’inclusion. Comment le prix encourage-t-il les architectes à emprunter cette voie?

Le Prix Moriyama est l’un des rares prix internationaux d’importance qui envoient les membres du jury visiter les bâtiments finalistes. C’est ce qui lui confère une si grande valeur. De nos jours, nous communiquons par courriel, par Facebook et par Twitter—en 140 caractères pour transmettre nos idées. Les idées sont pourtant plus profondes que cela. Pour surmonter ce problème, nous devons évi-ter le tape-à-l’œil et approfondir notre réflexion. C’est exactement ce à quoi nous encourage le Prix Moriyama.

Que pensez-vous de l’urbanisation massive et des programmes de construction en cours en Chine?

Au cours des 30 dernières années, l’urbanisation a été très rapide. Nous n’avions pas le temps de réfléchir au modèle que nous devions adopter. Je pense que le temps est maintenant venu pour nous de réfléchir à nos erreurs. Nous devons modifier nos modes d’urbanisation pour les 20 prochaines années, parce que nous sommes en train de planifier l’arrivée de 400 millions de personnes additionnelles qui quitteront la campagne pour s’établir dans les villes.

Que pensez-vous de l’architecture internationale et importée par rapport à l’architecture locale?

L’architecture moderne est une invention du monde occidental. La Chine est arrivée relativement tard dans le mouvement. Mais qu’en est-il de notre culture? De nos traditions? De nos différences régionales? Il est très important que notre architecture reflète tout cela. C’est ce que j’essaie de faire maintenant : j’essaie de définir une architecture chinoise contemporaine plus authentique plutôt que d’importer en Chine des idées de l’Occident.

Read the full interview at www.raic.org.

Pour lire l’entrevue complète, visitez le www.raic.org/fr.



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